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vendredi 2 décembre 2016

Relever le niveau scolaire commence par la maternelle, non ?

Alors j'ai commencé à publier sur diverses plateformes rédactionnelles, j'ai plein de projets dans les tiroirs, j'ai le feu. Oui mais pour le moment rien ne tombe dans mes poches pour alimenter cet embrasement, pour le moment c'est pour la gloire.
A ce petit jeu, je vais finir par griller tous les pops corn, et le dernier pop ce sera pour le final du spectacle pyrotechnique, un gros flop peut-être même... En attendant la dernière saucisse sur le grille, j'ai encore donc quelques cartouches et l'envie d'en découdre.
Voilà j'ai pondu un truc qui ressemble à une immense interrogation sur le bien-être scolaire de nos rejetons chéris.
Je vais commencer par une lettre d'amour à l'attention des enseignants et ATSEM :
"Amis professeurs ne lisez pas cet article comme une critique à l'égard de votre métier... au contraire, ce métier est passionnant et si nous sommes amis, c'est qu'en plus je sais que vous vous battez pour offrir le meilleur à nos enfants.
Vous utilisez pour beaucoup d'entre vous des outils dits "alternatifs", vous cherchez, vous êtes curieux, vous essayez d'appliquer en classe certaine méthodes. J'en suis convaincue et je le vois, dans la classe de mon fils, pour commencer, dans celles des autres, ensuite, pour avoir beaucoup discuté avec d'autres parents. C'est sûrement un métier ingrat car il vous manque des moyens, peut-être même pour certains une latitude, et je crois que c'est là problème. Certes, il y a le programme... et puis il y a nous les parents. Des électrons libres difficiles à canaliser, et certainement casse-pieds !
Nous, avec nos désirs de voir nos enfants heureux d'aller à l'école. C'est ici que je m'étonne : pourquoi ne voit-on pas plus d'enfants joyeux d'aller à l'école, par envie, non pour la cour de récré et leurs copains - ça c'est ce qui permet de les motiver - mais pour la classe elle-même ?
(Aïïïe, j'attends les coups de bâtons...mais pas trop fort hein, je ne me pose que des questions)"
Le reste se passe donc par ici :
Du potentiel gâché en maternelle ?

samedi 14 mai 2016

Mon ouragan, mon cataclysme, ma tempête

J'étais dubitative au début. Question rentabilité c'était pas ça. Et même pire, car le retour sur investissement n'avait pas l'air d'être dans l'air du temps du tout du tout. Bon c'est vrai on a quelques je t'aime et câlins. En fait quand un enfant veut apprendre, il casse. Alors on rachète. Il questionne, alors on répond. Un investissement en temps colossal.

Et faut pas compter les réveils nocturnes où tout le monde se réveille, puis où tout le monde se rendort, sauf toi, la mère. Ah et pis les matins, là faut trouver des astuces pour combler les 3 longues heures (et demi, voire) qui nous séparent des 9 h, l'heure de la crèche. Donc on lance des muffins ultra matinaux, il patouille, il nomme les choses, re-demande les noms des choses, re-re-re demande, il renverse, il répare un peu, je répare beaucoup, il s'énerve parce qu'il veut faire tout seul. Je m'énerve parce qu'il veut faire tout seul en renversant autant qu'il peut.
Et un jour on perçoit l'utilité, la globalité qui efface les colères contenues et les temps d'impatiences bouillonnantes. Bref, le dessein final. Aujourd'hui je peux lui demander de ranger le papier toilette dans la salle de bain quand on rentre des courses ou je lui demande de trouver mon volumateur express noir quand je me mascaraboute top chrono et il nettoie la table basse après l'avoir débarrassée et avant de mettre pause sur la télécommande afin de nous attendre pour le plateau télé.
Aujourd'hui j'envisage de lui apprendre la maitrise des plaques de cuissons, l'épluchage et le tranchage des légumes. On verra pour l'ouverture des boîtes de pâtées du chat, il pourrait se faire embobiner par le trop vorace félin. On aurait un jardin, je lui aurais enseigné l'art de la tondeuse à gazon.

Je t'aime mon fils caca boudin prout (tu vois t'es pas le seul à dire des gros mots) qui grandit.

jeudi 21 janvier 2016

Anniversaire

Il y a trois ans je devenais mère, et consciente de cette béance d'où s'écoulaient divers fluides multicolores et aux textures hétérogènes... je ne me suis pas tout de suite concentrée sur le paquet chaud qu'on me livrait entre les bras. Quand je me suis retrouvée, timide parmi les néophytes, à croiser son regard, il avait 1000 ans et c'est moi qui naissais.

Problème de math...

Photo de Ness Cargo.
3 ans (c)Nan Heurley
Reproduction interdite sans mon autorisation
Alors je compte : 17 paires sur la photo plus celle qu'il porte, plus celles que j'ai données... Ça fait une vingtaine de paires en trois ans ; soit deux fois plus que moi en six ans, sachant que ce n'est pas mon anniversaire aujourd'hui quel âge aurai-je après les 20 prochaines paires de pompes de Théodore ?

mercredi 20 janvier 2016

Il est né...

Latte (c) Nan Heurley.
Reproduction interdite sans mon autorisation
Mars 2013.
Théodore alias Gengis de Landerneau dort au bout de mon sein.
Il rêve aussi, je le vois bien. C'est une petite bête qui grogne, s'agite, s'énerve quand le lait ne vient pas assez vite, et quand il aura fini il sautera sur son mini cheval pour regagner son trône de futur Kahl dothraki au fond de la steppe du salon. Ça ou autre chose, il fera ce qu'il voudra... mais l'autre jour il m'a fait peur, quand il n'imite pas Nicolas Sarkozy, avec un haussement d'épaule très convaincant, il se marre très franchement quand François Hollande parle dans le téléviseur... j'aurais préféré plus de neutralité chez ce bébé quant à la politique. Dis, tu ne veux pas plutôt faire éleveur de nuages, ou bien compteur de moutons ? Allez fais dodo mon trésor.

Enfin sans doute rien n'est joué, je l'ai surpris hier à engueuler les animaux stickés sur le mur de sa chambre à coup de ahreu plein de reproches. C'est plein de vocalises trognonnes qu'il exerce, mais ce qu'il maitrise le mieux, ce sont les ahreu. Il maitrise grave, il est doué mon fils, il est fort, intelligent et pousse très bien, cela vient sans doute de l'excellent lait bio qu'il boit... en fait on en revient toujours à ça, au plaisir essentiel : le nichon. Dors mon chéri, dors.

D'ailleurs à la maison c'est open bar au Nibar Club, c'est bien simple c'est la foire aux tétons, ne venez pas sans prévenir SVP. J'ai bien conscience qu'avec le poitrail dénudé la moitié de la journée sous un tee-shirt très aéré, ça ne peut pas que me servir. Alors j'ai investi dans des tops de sexy mother sucker, parce qu'allaiter c'est bien mais commander des soutiens gorge en 90 C c'est presque comme investir dans un godemichet double pénétration, niveau phantasme. Un 90 C, non vraiment, tu vas oser Stéphanie ? oui tu peux, vas-y valide ton panier. Dors encore un peu chaton.

C'est fou comme on peut s'extasier sur tout ce qui sort de ce petit corps pas si fragile que ça (j'ai ouvert une porte avec sa tête une fois, ne le dîtes pas à son père). On l'encourage quand il pousse pour faire caca et il est joyeux notre fils quand il y arrive ! C'est une belle journée où il est permis de grogner de plaisir la bouche pleine de lait. Parce que pour que ça sorte, il faut que ça rentre. Dodo dodo, tout doux bébé.

Une bonne journée est une journée qui se termine par un bain. On nous a dit que le bain détendait les nourrissons... pas pour Gengis de Landerneau, l'eau c'est son élément surtout quand elle déborde, elle tourbillonne, se soulève, écume et s'écrase sur le bord de la baignoire. Théodore brave les vagues et s'emploie secrètement à atteindre des rivages lointains, le tout en riant de tout son cœur et battant vigoureusement des jambes.
Je pense qu'assister à la scène de loin pourrait faire croire à une noyade. Or il s'agit plutôt d'une tempête joyeuse où l'on récupère un bébé propre mais surexcité. Souvent c'est là que je me retrouve avec un piranha accroché qui souvent s'énerve après une tétée trop lente et finit par prendre mon téton pour un chewing-gum.
Alors du calme mon poussin, du calme.

Et quand il pleure en ce réveillant croyant qu'il va très sûrement mourir de faim, je vous assure que la première lampée prise tombe en sonnant comme dans une citerne vide.
Alors oui mon ange, tu te réveilles, bonjour, c'est maman, je suis la voix qui te parle derrière ce sein.