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lundi 19 mars 2018

La « smartitude » à l’honneur


Retour sur le festival des jeux de l’esprit du Mans qui se déroulait aux Quinconces des Jacobins le 17 et 18 mars dernier.

Constructions magnétiques Smartmax
Le smart* s’invite avec l’éditeur de jeux de type casse-têtes à jouer en solo, Smartgames et sa nouvelle gamme de jeux de construction magnétique Smartmax dans l’espace enfant.

L’éditeur crée des jeux en pochettes magnétiques faciles à emporter qui font l’unanimité au sein de la famille car, astucieuses, les pochettes réunissent plusieurs niveaux. De quoi occuper tout le monde et de se confronter à tour de rôle, chacun à son niveau.

Aux Quinconces, plusieurs rangées de tables représentaient la gamme de boîtes de taille moyennes de chez l’éditeur, avec de grosses figurines colorées. Très esthétiques, ces jeux hyper sympa pour les neurones ont attiré beaucoup de bambins. Les enfants de 3-7 ans ont peu de préjugés quant à leur capacité réflexive. Au contraire, un look chouette va les embarquer, leur faire raconter une histoire et hop, les branchements du cerveau, ni vus ni connus vont s’activer à plein régime. En effet, sous couvert de bonne bouille, ces casses-têtes nouvelle génération sont redoutables de logique et d’intelligence. Et je n’ai pas entendu, de « je ne vais pas y arriver », « c’est trop dur », « j’aime pas les jeux de réflexion » chose assez répandue chez les adultes…

Le boom des jeux de logique


D’autres marques s’y sont collées et Thinkfun depuis plus de 8 ans vend en France 60 000 exemplaires par an de son Rushhour. Qui a dit que les enfants n’aimaient pas réfléchir et ne juraient que par leur tablette ? En, fait les tablettes proposent également bon nombre de jeux de type dit « intelligents » mais, en tant que parents nous nous devons, je crois, de cultiver le goût de l’objet et du partage autour d’une table. La virtualité a ses atouts et… ses limites, surtout quand on s’adresse à l’enfant et à l’élaboration de son cerveau. La manipulation réelle ancre les idées, c’est Maria Montessori qui le dit, pas moi.
Dès fois réfléchir ça fait tirer la langue

Simple et pas si cher finalement de leur offrir un jeu lorsqu’il les accompagne de nombreuses années. Ou bien, un abonnement à la ludo du coin remédie à tout problème de porte-feuille, le catalogue de prêt et les conseils des ludothécaires sont là pour nous guider (petit clin d’œil appuyé en direction de Planet’Jeux qui faisait partie bien entendu des organisateurs du festival).

 

 

Petit bémol pour un gros succès


Salle comble, joueurs comblés
Organisateurs & sponsors de l'édition 2018
Quelque peu "victime" de son succès, le festival donnait aussi l’impression d’être plein à craquer… comme si le nombre de tables depuis la précédente édition avait doublé dans un espace qui avait rétréci… De fait, les murs n’ont pas été poussés ! Du coup, les joueurs étaient vraiment serrés les uns contre les autres, et si, c’est très chaleureux,  passé le côté joyeuse pagaille, il manquait un aspect un peu plus « feutré » qui sied mieux à la réflexion et la découverte de nouvelles règles. Je me suis mise à la place des animateurs : circuler au milieu des tables devait être assez difficile.

Bon ça, c’est l’ex professionnelle du jeu de société qui parle et qui a usé des centaines de planchers de festivals ludiques.

Pour conclure, une petite phrase de Maria Montessori (oui encore) : «C’est en jouant que les enfants se construisent. »  Et fort heureusement les grands enfants que nous sommes, jouent encore beaucoup comme en témoigne ce festival des jeux de l’esprit qui a fait salle comble en rassemblant toutes les générations !



*L''intelligent.

mardi 28 novembre 2017

Quoi de neuf ?

Et bien, j'ai franchi la porte de la rédaction de Ouest-France du Mans sur les conseils d'un ami journaliste bienveillant. Cela pourrait s'arrêter là : je serais rentrée, aurais salué, visité puis serais ressortie. Mais non, l'accueil a été charmant, je me suis incrustée. Quelques semaines plus tard, après un premier papier sur la cafétéria de l'Abbaye Royale de L'Epau, j'ai reçu ma carte de CORRESPONDANTE LOCALE DE PRESSE.
Enfin, de "correspondant local", la carte n'est pas genrée.
Voilà, je suis officiellement matriculée chez OF. depuis un bon mois. Je vais donc naviguer avec la délicatesse que je me connais dans les eaux un peu complexes de ce statut qui n'en est pas un. Pour faire court, je suis donc indépendante, mais dépendante, libre de contrats mais attachée au journal. C'est-à-dire si j'ai bien compris, je ne vais pas voir la concurrence si l'un de mes sujets est refusé. Libérée de toute facturation, mais soumise à un barème que je ne maitrise pas pour fixer mes honoraires. Et surtout, travailler plusieurs heures pour un travail que je ne dois pas considérer comme tel.
J'aime les choses difficilement classables.
Mais par dessus tout, le job me plait. 5 papiers à mon actif jusqu'à présent et une présentation ce soir des autres correspondants du département suivie de petits fours. Tout le monde me dit que j'aurais dû franchir la porte plus tôt... Oui et les petits fours je sais aussi comment les manger avec délicatesse.

vendredi 2 décembre 2016

Relever le niveau scolaire commence par la maternelle, non ?

Alors j'ai commencé à publier sur diverses plateformes rédactionnelles, j'ai plein de projets dans les tiroirs, j'ai le feu. Oui mais pour le moment rien ne tombe dans mes poches pour alimenter cet embrasement, pour le moment c'est pour la gloire.
A ce petit jeu, je vais finir par griller tous les pops corn, et le dernier pop ce sera pour le final du spectacle pyrotechnique, un gros flop peut-être même... En attendant la dernière saucisse sur le grille, j'ai encore donc quelques cartouches et l'envie d'en découdre.
Voilà j'ai pondu un truc qui ressemble à une immense interrogation sur le bien-être scolaire de nos rejetons chéris.
Je vais commencer par une lettre d'amour à l'attention des enseignants et ATSEM :
"Amis professeurs ne lisez pas cet article comme une critique à l'égard de votre métier... au contraire, ce métier est passionnant et si nous sommes amis, c'est qu'en plus je sais que vous vous battez pour offrir le meilleur à nos enfants.
Vous utilisez pour beaucoup d'entre vous des outils dits "alternatifs", vous cherchez, vous êtes curieux, vous essayez d'appliquer en classe certaine méthodes. J'en suis convaincue et je le vois, dans la classe de mon fils, pour commencer, dans celles des autres, ensuite, pour avoir beaucoup discuté avec d'autres parents. C'est sûrement un métier ingrat car il vous manque des moyens, peut-être même pour certains une latitude, et je crois que c'est là problème. Certes, il y a le programme... et puis il y a nous les parents. Des électrons libres difficiles à canaliser, et certainement casse-pieds !
Nous, avec nos désirs de voir nos enfants heureux d'aller à l'école. C'est ici que je m'étonne : pourquoi ne voit-on pas plus d'enfants joyeux d'aller à l'école, par envie, non pour la cour de récré et leurs copains - ça c'est ce qui permet de les motiver - mais pour la classe elle-même ?
(Aïïïe, j'attends les coups de bâtons...mais pas trop fort hein, je ne me pose que des questions)"
Le reste se passe donc par ici :
Du potentiel gâché en maternelle ?

samedi 19 novembre 2016

Un jour, le grand jour, je me lance !

Il y a quelques jours j'ai tenté un truc : publier sur Amazon un E-book ! Je ne suis pas partie de rien, je me suis servie d'un de mes blogs qui ressemble à un journal intime. Bref une sorte de joyeux foutoir où je m'y étale, m'y vautre avec délectation, voire un peu de surprise mêlée tant j'avais oublié certains billets. Je ne sais pas si cela vous intéressera mais je prends ceci comme un exercice qui me permet de me dérouiller les doigts en attendant quelques projets en tiroirs, 100% fictionnels cette fois. Voici le lien :

Journal cyclothymique d'une ado attardée

A la bourre !

Alors, qu'est-je fait depuis la rentrée de septembre ?... oui nous sommes en novembre. Il y a autant de failles temporelles que de micro-climats, c'est-à-dire qu'il y en a autant que de marseillais pécheurs de poissons gros comme ça. Je dirais même plus, il y a plusieurs failles temporelles au sein de ma propre maison. Salle de bain, salon, chambre. Non, il n'y en a pas dans la cuisine. Peu.

Bon dans l'ordre j'ai réalisé une résolution de rentrée : faire un truc pénible par jour.
Ni plus, ni moins.
Je ne compte pas bien sûr le boulot, qui est forcément source d'enrichissement sur tous les plans, ni l'entretien de l'enfant, c'est-à-dire sa sustentation, voire son lavage, ses soins et amour prodigués.
Comme je n'emploie pas "sustentation" tous les jours - et l'on devrait - j'ai vérifié et je me suis souvenue que la sustentation en dehors du fait de nourrir un estomac, est l'effet d'une force qui "maintient un corps à faible distance au-dessus d'une surface et sans contact avec elle".
Et me voilà donc toute guillerette, le 29 août remplissant ma corvée du jour, à savoir le nettoyage du frigo, à l'idée que mon fils en pleine lévitation magnétique le long d'un rail filant à 603 km/h pourrait faire l'aller-retour en Ardèche en deux heures.

Ce fut donc UNE résolution de rentrée. Pas deux. La faille temporelle a emporté la deuxième.

Ensuite il y a eu la rentrée de junior. Cela a été assez marrant. Sa première rentrée donc accompagnée de la
question existentielle du jour : comment allais-je pouvoir assortir Théodore à mes chaussures, pour la rentrée le premier septembre ?
Au matin du premier jour j'avouais avoir prouvé que j'aimais les défis. (En même temps, j'ai la chance d'avoir un fils qui va avec tout).




Le 2 Septembre, ce fut donc le deuxième jour d'école... Et là : ça s'est corsé.
La maitresse n'a jamais vu ça. Hurlement en si mineur pour un chœur de 19 agneaux sur 25. Dont le mien, faisant partie des hautes-contre. Certains ouvraient la porte pour s'échapper. J'en ai récupéré un dans le couloir. D'autres parents tentaient le placage. La cuvée 2013 est sauvage.
Du coup on se demande un peu se que font les 6 autres... Soit ils sont sourds, soit ils sont aphones ou apathiques, soit ce sont les loups !
Je rigole, je rigole, n'empêche qu'en passant devant les fenêtres de sa classe 5 minutes après, le niveau sonore n'avait pas vraiment baissé. Je ris moyennement en fait.
 Je pense qu'on pourrait proposé aux enseignants de distribuer du xanax à 10 h.
Autant les parents qui pleuraient c'était la veille, autant là on avait plutôt affaire à des parents rugbymen tachant de marquer l'essai avec l'enfant-ballon derrière la barre de seuil de la salle de classe, puis essayant de refermer la porte avant qu'ils ne tentent de s'y faufiler.

Il a bien fallu un mois avant que junior arrête de dire que la maîtresse était trop méchante et méritait la prison.
Depuis il s'est fait une bande de copains policiers ou pompiers volontaires qui arrosent dans la cour de récré les méchants monstres avec des pommes de pin. Enfin je comprends pas tout, mais ça a l'air rigolo.


Il y a eu plus tard quelques rhumes, des ballades chez les grands-parents, une visite au zoo ("le même qui passe à la télé regarde maman")... De là à dire que nous vivons dans un zoo, il n'y a qu'un pas. J'ai même pas mal bossé, fait quelques articles.

Et puis un truc est arrivé en novembre. Voilà on y est encore...


samedi 14 mai 2016

Mon ouragan, mon cataclysme, ma tempête

J'étais dubitative au début. Question rentabilité c'était pas ça. Et même pire, car le retour sur investissement n'avait pas l'air d'être dans l'air du temps du tout du tout. Bon c'est vrai on a quelques je t'aime et câlins. En fait quand un enfant veut apprendre, il casse. Alors on rachète. Il questionne, alors on répond. Un investissement en temps colossal.

Et faut pas compter les réveils nocturnes où tout le monde se réveille, puis où tout le monde se rendort, sauf toi, la mère. Ah et pis les matins, là faut trouver des astuces pour combler les 3 longues heures (et demi, voire) qui nous séparent des 9 h, l'heure de la crèche. Donc on lance des muffins ultra matinaux, il patouille, il nomme les choses, re-demande les noms des choses, re-re-re demande, il renverse, il répare un peu, je répare beaucoup, il s'énerve parce qu'il veut faire tout seul. Je m'énerve parce qu'il veut faire tout seul en renversant autant qu'il peut.
Et un jour on perçoit l'utilité, la globalité qui efface les colères contenues et les temps d'impatiences bouillonnantes. Bref, le dessein final. Aujourd'hui je peux lui demander de ranger le papier toilette dans la salle de bain quand on rentre des courses ou je lui demande de trouver mon volumateur express noir quand je me mascaraboute top chrono et il nettoie la table basse après l'avoir débarrassée et avant de mettre pause sur la télécommande afin de nous attendre pour le plateau télé.
Aujourd'hui j'envisage de lui apprendre la maitrise des plaques de cuissons, l'épluchage et le tranchage des légumes. On verra pour l'ouverture des boîtes de pâtées du chat, il pourrait se faire embobiner par le trop vorace félin. On aurait un jardin, je lui aurais enseigné l'art de la tondeuse à gazon.

Je t'aime mon fils caca boudin prout (tu vois t'es pas le seul à dire des gros mots) qui grandit.

mardi 26 janvier 2016

Je ne suis pas qu'une mère...

Je ne suis pas qu'une mère, j'ai une vie, enfin j'en ai eu une... ;-)
Par exemple j'ai fabriqué des jeux, j'en ai inventés, édités, j'ai illustré des trucs, j'ai même fait des choses purement alimentaires bien avant ça, dans plein de domaines : la plasturgie, la vente, la compta, l'éducation, le social, la banque, la volaille... J'ai donc été hôtesse d'accueil, découpeuse, mouleuse, infographiste ; et ce que j'ai préféré c'est écrire, tenir un édito de site internet et en écrire les articles. Partager l'adn de la boîte.
Les blogs, du coup, c'est mon dada, les miens, ceux des autres aussi. J'adore l'étalage des gens sur leur tartine virtuelle. Je reprends donc ce violon d'Ingres, là où je l'ai un peu laissé de côté quand j'étais over bookée et vivait comme une ado attardée.
18 mois après mon accouchement il est arrivé un cataclysme, bébé était là, mais je perdais mon premier-né : ma petite entreprise. Après 18 autres mois de digestion, je suis donc aujourd'hui, prête à me resservir dans le pot de confiture pour l'étaler sur ma biscotte. Je vais donc livrer ici mes coups de coeurs, mes coups de gueule aussi certainement entre deux cavalcades à la crèche pour emmener junior.